Mes bonnes dispositions à l'égard de Paul Otchakovsky-Laurens et, disons-le, mon désir d'être édité par lui, ne datent pas d'hier. J'avais tout juste 20 ans lorsque je lui ai envoyé mon premier manuscrit (le seul que j'aie jamais présenté à un éditeur avant Crafouilli du reste). Il avait demandé à rencontrer le tout jeune homme que j'étais pour lui prodiguer des encouragements, m'avait reçu dans son petit bureau de chez Hachette où il était presque aussi inconnu que moi à l'époque, il était très attentionné, simple directeur de collection encore : "tenez moi au courant de ce que vous produisez". Il avait carrément dû m'oublier quand je suis donc revenu à la charge 20 ans après avec Crafouilli. Toujours aussi encourageant quand même, et navré, il m'a répondu ce petit mot :